Réappropriation Citoyenne de Technologies Respectueuses de l’Environnement

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    LeoP
    Admin bbPress

    Sujet proposé par Pascal C (Epinal) lors du Forum Ouvert du 15 mai 2016.

    Lire le compte-rendu détaillé : Réappropriation Citoyenne de Technologies Respectueuses de l’Environnement

    En introduction, Pascal C indique que dans le cadre d’une économie locale et circulaire, une réappropriation citoyenne de technologies respectueuses de l’environnement est tout à fait possible pour fabriquer localement : nos appareils électroménagers (robots ménagers, lave-linge …), systèmes d’énergies renouvelables, ordinateurs, vélos, automobiles, habitations écologiques (structures bois isolées en paille …), et bien d’autres choses encore …

    « J’ai découvert ce concept et je me suis inspiré du livre de Luc Dando, traitant de ce sujet.
    Référence : Vers une éco-industrie locale / Pour une réappropriation citoyenne de technologies durables / Auteur : Luc DANDO / Editions Yves Michel
    Pour Luc Dando, ces produits fabriqués localement et répondant à la plupart de nos besoins sont : De technologie simple et open hardware (matériel libre, dont la technologie est rendue publique), réparables localement et à faible impact environnemental (bon niveau de recyclabilité …), faciles à fabriquer localement et suivant un principe de production coopérative permettant de maintenir une économie locale stable et non croissante. Permettent au consommateur de mesurer sa possibilité d’action …

    Ce concept m’a semblé intéressant car il porte une dimension de coopération économique très forte et porteuse. En effet, dans la mesure où ces entreprises sont locales, leurs clients résident souvent sur un territoire relativement circonscrit, ce qui minimise la concurrence et favorise même l’économie collaborative.
    En cela, les MLC (Monnaies Locales et Complémentaires) pourraient véritablement :

    • Servir de levier de développement de l’économie locale et circulaire.
    • Nous permettre de passer de la compétition économique à la coopération économique. »

    Après cette introduction, les participants évoquent :

    • La réappropriation des savoir-faire
    • La mise en réseau des idées
    • La conception locale dans les bassins d’emplois, intégrant l’éco-conception, pour des produits composés de matériaux non-nocifs …
    • La question du recyclage.
    • La réparation et le suivi des produits (le contraire de l’obsolescence programmée). L’idée du Repair café (*) est intéressante et facile à développer dans tous les territoires (voir le concept http://repaircafe.org/fr/).

    * Repair Café : Réparer ensemble, c’est l’idée des Repair Cafés dont l’entrée est ouverte à tous. Outils et matériel sont disponibles à l’endroit où est organisé le Repair Café pour faire toutes les réparations possibles et imaginables. Vêtements, meubles, appareils électriques, bicyclettes, vaisselle, objets utiles, jouets, et autres. D’autre part sont présents dans le Repair Café des experts bénévoles, qui ont une connaissance et une compétence de la réparation dans toutes sortes de domaines.

    La question de la sécurité est alors posée. Sécurité dans le cadre des fabrications et réparations mutualisées de produits.
    Cette question est spontanément rapprochée de celle de la responsabilité du fabricant du produit tout d’abord, mais aussi de celle du citoyen. En effet, dans le cadre de l’utilisation puis de la réparation d’un produit, le citoyen doit notamment s’informer et respecter les consignes données par le fabricant. Il en va donc aussi de sa propre responsabilité.
    En guise de conclusion sur cette question, c’est le rapport de confiance entre producteur et consommateur qui est considéré comme étant fondamental.

    Le sujet de la discussion suivante porte alors sur les possibilités d’action du consommateur dans le cadre de ses achats. Il est convenu qu’il a la possibilité d’orienter ses choix de consommation vers le durable, local, écologique … Il peut véritablement devenir consom’acteurs et exercer son pouvoir citoyen.
    En cela, les MLC peuvent jouer le rôle d’accélérateur du processus. En effet, les MLC n’étant pas spéculatives, elles participent de fait à l’économie réelle génératrice d’emplois. Pour information, l’économie virtuelle représente 97% des échanges monétaires contre 3% seulement pour l’économie réelle !
    Ainsi, le citoyen consom’acteur et/ou producteur local utilisant les MLC, favorise et pérennise le développement économique de son territoire.
    Les participants mettent alors en évidence que cette démarche est associée à des valeurs (solidarité, coopération, respect de la nature …). La mise en place des MLC se doit d’être encadrée par une charte.

    En conclusion, trois idées sont alors émises ;
    tout d’abord celle de « penser collectif, partager » en réponse à l’individualisme actuel,
    puis l’idée de « ralentir » en réponse au tout – tout de suite,
    et enfin celle de « sobriété » en réponse à la question de nos véritables besoins.

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